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Engourdi dans la pose, il ne cessait de vouloir imaginer une situation moins ridicule. Chevauchant cet homme, déjà aperçu, les jours précédents mendiant sur le marché, il sentait que l'individu à quatre pattes puait le sale, l'urine plus terriblement encore que le relent d'alcool qu'il avait reçu en pleine face lors de leur brève présentation. Le masque trop étroit l'étouffait sans restreindre son odorat. Il avait même l'impression que cette respiration gênée amplifiait ses sens olfactifs.
Le photographe amateur n'en finissait plus de régler sa super chambre, de mesurer ses éclairages, un sourire suffisant et libidineux les observait depuis la minutieuse mise en scène des deux corps. Roxy tenait toujours la boule de terre à bout de bras, il soupçonnait l'amateur aux bagouses de ne pas connaître la photographie et d'être simplement un voyeur lâche. Il pensait aux billets qu'il emporterait dans quelques instants.
D'habitude, il était seul, les positions étaient difficiles mais aujourd'hui cette ambiance pestilentielle de poubelle d'août, l'empêchait de se réfugier dans ses imageries de sauvegarde, ses ballades de nuit en gondolier du prince, ses performances sur le fil au-dessus de la cascade... Heureusement le chameau d'une boite de Camel entra dans la vision limitée des yeux du masque, il se souvint de cette longue méharée, dans le Sud du Maroc, avec l'odeur si forte de la selle fauteuil, un sourire s'esquissa même derrière le latex du masque en repensant à la terrible grimace de Carole venue le chercher à l'aéroport : il puait encore la selle du chameau, le bain dans le hammam grand luxe de Marrakech, n'avait pas suffi. Lumière simultanée des cinq flashs, l'homme se lançait enfin dans la prise de vue, le mendiant recommençait à puer plus intensément que la selle du chameau le soir au campement.
Il refusait maintenant les images que l'odeur risquait de salir, le cerveau crispé sur l'idée de l'argent.

Écrit par : Marcelle B. Pinturault | 09 janvier 2011

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